J'emplirai de clarté ta chambre emplie de nuit
Quand s'estompent le jour et sa rumeur bruyante
Quand s'étend l'ombre désolée
Où frissonne le soir.
Je viendrai quand l'ennui de ton c½ur excédé
Te tiendra dans ses chaînes;
Alors, ma volonté s'emparant de la tienne,
Tandis que mon chagrin se fera plus profond
Que ta joie ne sera plus qu'une cendre froide,
Emportera ton âme au loin.
Écoute ! voici l'heure
Le moment suprême pour toi :
Ne sens-tu pas s'abattre sur ton âme
Un flot de sensations étranges,
Signes avant-coureurs d'une force plus rude,
Hérauts de l'esprit que je suis ?


